L'ambitieux accord de réhabilitation des raffineries du Nigeria avec l'Arabie saoudite.

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Le gouvernement fédéral du Nigéria poursuit activement un accord de réhabilitation de raffineries avec l'Arabie saoudite, visant à relancer les quatre raffineries de pétrole inutilisées du pays. Les raffineries, situées dans les États de Rivers, Delta et Kaduna, ne sont plus opérationnelles depuis des années, obligeant le Nigeria à importer tout son carburant alors qu'il est un important producteur de pétrole.

En cas de succès, la réhabilitation pourrait permettre au Nigeria de traiter environ 450,000 XNUMX barils de pétrole brut par jour, réduisant ainsi considérablement sa dépendance aux importations de carburant. Les récents accords entre le Nigeria et l'Arabie saoudite ont été conclus lors du sommet saoudo-africain à Riyad. La rencontre du président Bola Tinubu avec le prince héritier saoudien Mohammed Bin Salman visait à attirer des investissements pour inverser le déclin économique du Nigeria.

Dates proposées pour finaliser les détails de l'accord de réhabilitation de la raffinerie du Nigeria avec l'Arabie saoudite.

Le gouvernement prévoit de finaliser les détails de l'accord d'ici six mois, mais le scepticisme plane parmi les analystes du secteur. Emmanuel Afimia, fondateur de Enermique, une société de conseil en pétrole et gaz basée à Lagos, remet en question la faisabilité de l'accord, exprimant des doutes sur son succès, même si elle reconnaît la volonté politique de l'administration.

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En plus de la réhabilitation de la raffinerie, l'Arabie saoudite s'est engagée à déposer d'importantes réserves de devises pour soutenir les réserves en diminution du Nigeria, affectées par la décision du gouvernement de laisser flotter la monnaie nationale en juin. Faith Nwadishi, directrice exécutive du Center for Transparency Advocacy, salue l'accord saoudien, soulignant son potentiel à améliorer la production pétrolière locale et à résoudre les conflits de subventions.

Les raffineries ont une capacité combinée d'environ 4.45 millions de barils par jour mais ne sont pas opérationnelles depuis plusieurs années. La raffinerie de Port Harcourt fait l'objet d'une modernisation de 1.5 milliard de dollars. Heineken Lokpobiri, le nouveau ministre d'État chargé du Pétrole, s'est dit confiant dans le redémarrage des raffineries. Il a déclaré que Port Harcourt reprendrait ses activités d'ici la fin de l'année. Les installations de Warri et Kaduna devraient emboîter le pas entre le premier trimestre et la fin 2024. L'objectif est de réduire, voire d'éliminer, la dépendance du Nigeria aux importations de carburant. De plus, cela permettra de tirer parti du statut du pays parmi les pays producteurs de pétrole du continent.

Cependant, des inquiétudes subsistent quant à la transparence des termes de l'accord. Nwadishi exhorte le gouvernement à soumettre l'accord à l'examen public. Il a insisté pour se demander s'il s'agissait de céder la gestion de la raffinerie à l'Arabie saoudite ou de demander une assistance technique. Le succès des réformes économiques audacieuses du Nigeria, y compris l'élimination des subventions sur les carburants, dépend d'un examen attentif et d'une communication claire des termes de l'accord saoudien.